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TAYLOR, Neil – Chasing butterflies

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Nous avions laissé Neil Taylor au moment de la parution de son premier album « No self control » en septembre 2011. À peine six mois plus tard, le bonhomme revient avec un deuxième album qui tranche foncièrement avec le premier. Cette capacité de caméléon vient de la longue expérience de Neil Taylor, qui joue depuis trente ans dans l’ombre des grands. Il y a eu Tears For Fears dans les années 80, puis Morrissey, Howard Jones, Chris De Burgh ou Natalie Imbruglia. C’est avec Robbie Williams que Neil Taylor réalise le pan le plus solide de sa carrière de side man, aux côtés de la pop star qui va lui apporter fortune et davantage de visibilité.

Neil Taylor sort donc son premier album solo en 2011, dont nous avions noté à l’époque la grande similitude avec la musique de Tom Petty, Bryan Adams, Phil Collins, Lenny Kravitz, Stephan Eicher, Marilyn Manson, sans compter Robbie Williams, comme de bien entendu. Avec « Chasing butterlies », Neil Taylor passe par contre ici à une œuvre beaucoup plus personnelle, mettant mieux en valeur son style propre.

Alors, qu’est-ce donc que le style Neil Taylor débarrassé de ses influences externes ? C’est un mélange bien équilibré en pop, rock et blues. La guitare sonne blues, les rythmiques sont pop et l’esprit est rock. On le sent d’entrée de jeu sur le premier titre « Dream machine », au rythme tendu mais à l’ambiance cool, environnée de chœurs feutrés. Ce morceau est une nouvelle version de la chanson qui figurait sur le premier album, mais qui était présentée à l’époque sous une approche électro. L’atmosphère générale de cet album est moins rock, moins électrique mais plus tournée vers la britpop mâtinée de blues (« Would you love me », le dépouillement raffiné de « Silver man », l’acoustique « Chasing Butterflies » que n’aurait pas renié Robbie Williams). Le morceau de bravoure est sans conteste la ballade « Shading shadows », faite d’émotion pure et de beauté déchirée. Les frères Gallagher d’Oasis rageront de n’avoir pas composé un tel titre. « Drive away » et « Cocaine blues » se tournent résolument vers le blues proprement dit tandis que « No self control » est tout simplement une nouvelle version refondue du même titre figurant sur le premier album. L’album se termine sur une version live acoustique de « Walk away », titre venant également du premier album.

On voit que quelques titres ont été recyclés pour remplir l’album, d’où la rapidité avec laquelle il a été composé. Ce remplissage n’a rien de péjoratif car Neil Taylor a su donner une nouvelle personnalité à ces morceaux. « Chasing butterflies » est donc un album sympathique car il montre la capacité de Neil Taylor d’arriver à une écriture plus originale et plus personnalisée que ce qu’il faisait quand il jouait dans l’ombre des grands.

Pays: GB
Hypertension HYP 12283
Sortie: 2012/04/23

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