MAGENTA – Another Time… Another Place…
Ceci est le premier album live des anglais de Magenta. Depuis leur premier opus « Revolutions » sorti en 2001 et le second « Seven« sorti au mois de mars 2004, le groupe a donné pas mal de concerts. Le résultat est ce double album live qui contient des enregistrements effectués entre 2002 et 2004 à travers l’Europe. Le band est formé de Christina au chant, Rob Reed aux claviers, Chris Fry et Martin Rosser aux guitares, Matthew Cohen à la basse et Allan Mason-Jones à la batterie.
Après l’intro « Opus 3 », on plonge dans « Gluttony », un des superbes titres du dernier album « Seven ». La très belle voix de Christina nous charme toujours autant. Les backing vocals des autres musiciens se mélangent avec perfection. Quant au court solo de guitare, il n’a rien à envier à un certain David Gilmour. Cette version live de « Gluttony » recèle également de petits passages découvertes bien différents de la version studio. « Lust » est aussi un autre titre majeur du dernier opus. Encore une fois, on y trouve un solo de guitare digne de Gilmour. Les ambiances sont parfois camélienne. Les claviers s’en donnent à coeur joie et la basse tient de temps à autre une rythmique d’enfer.
C’est ensuite le single « Broken » qui nous est offert. Cela ravira les fans puisqu’il ne se trouve pas sur l’album. Le refrain possède une indéniable accroche. Son court format de 4 minutes lui permet un accès plus facile aux radios. Il semble cependant que le rock progressif, même actuel, n’y ait pas souvent accès. « Children Of The Sun » vient lui du premier album « Revolutions ». C’est en fait le premier titre de ce double CD. Riche en ambiances diverses, il est composé de quatre actes. La voix de Christina rappelle parfois celle de Annie Haslam de Renaissance. Côté musical, le grand Genesis n’est pas loin. A la fin du morceau, on se sentira immédiatement entraîné dans la ballade. Un sommet ! Le dernier titre du premier CD est « Call Me ». Il se déroule tout en douceur avec un chant accompagné juste du piano de Rob Reed. La guitare viendra l’agrémenter de petites notes féériques de temps à autre. Et puis, c’est l’envolée finale. Un feu d’artifices guitaristique de toute beauté.
Le second CD débute avec « The White Witch », un des plus exceptionnels morceaux du premier opus. Vingt-deux minutes pour une pièce aux multiples facettes composée de cinq actes. Les claviers et les guitares alterneront leurs apparitions en tant qu’instrument principal, tantôt dans une grande douceur, tantôt dans de grandes envolées. Vocalement, Christina nous distille un chant splendide pour un moment de grande intensité musicale. « Genetesis », nom prédestiné pour le style de musique du groupe, est aussi un titre du premier album. S’il faisait au départ plus de vingt minutes pour également cinq actes, il a été ici réduit à l’essentiel, soit 12 minutes de bonheur mélodique.
On revient ensuite à l’album « Seven » avec les deux derniers morceaux de ce second CD. Le premier est « Pride ». Sur des synthés bien présents et une basse que ne renierait pas un certain Chris Squire, on y ressent les influences de Yes. Le chant, un des plus beaux de l’opus, est parfaitement soutenu par les backing vocals. Enfin, « Anger » se déroule en quasi acoustique avec un solo final du guitariste tout à fait exceptionnel par la sensibilité qui s’en dégage.
Le rock progressif de Magenta fait merveille devant un public conquit par tant de beauté. Ce live est principalement destiné aux fans qui noteront au passage qu’au moins une des photos du livret a été prise au Spirit of 66. Pour ceux qui voudraient découvrir le groupe, je leur conseillerais plutôt de débuter par le petit dernier « Seven » (voir notre chronique) quoique cet album peut leur permettre d’avoir une vue sur les deux opus d’un coup.
Notez aussi qu’un nouveau single intitulé « I’m Alive« est sorti en même temps que cet album.
Pays: GB
F2 Music 200411
Sortie: 2004/12/01
