MACHIAVEL – 2005
Les belges de Machiavel proposent en cette nouvelle année leur opus bien nommé « 2005 ». On y retrouve Mario Guccio au chant, Thierry Plas aux guitares, Roland De Greef à la basse, Marc Ysaye à la batterie et le petit dernier Hervé Borbé aux piano et claviers.
Treize morceaux composent le nouvel opus de ce groupe dont les débuts remontent aux années 70. La ballade « Chronic love » est le premier single extrait de l’album. Elle se veut accrocheuse mais j’avoue ne pas avoir cédé à son charme à mon avis trop pop. C’est d’ailleurs la ligne de conduite du début de cet opus. « Running around » est résolument rock mais monotone alors que « Watching the time » est dans la lignée de l’album précédent (« Welcome to paradise« ) tout en conservant ce côté pop manquant d’innovation. Pareil pour « The might is right » excepté le passage central avec ses beaux arrangements de strings.
Et puis, enfin (!), les couleurs changent pour notre plus grand plaisir. Il était temps car on commençait à s’ennuyer quelque peu ! La ballade « River of shame » est superbe. Le chant dévoile une grande sensibilité. Les arrangements sont légers et caressants. Le plus énergique « Washing their hands » démontre toute la maturité acquise par la voix de Mario Guccio durant toutes ces années. Le chant est parfait et d’une grande créativité. Si les couplets sont doux, les refrains arrachent. Excellent ! Le très rock, hard-rock même, « Ronny runs » est emmené par les riffs de Thierry Plas qui prend littéralement ce morceau en mains soutenu parfaitement par la batterie de Marc Ysaye et la basse de Roland De Greef. Sur « Black snow », le chant s’avère à nouveau une pièce maîtresse du morceau. Les différentes couleurs séduisent. La ligne de basse est très travaillée. Encore un très bon moment !
« She’s a snake » est très stonien. On s’imagine aisément un Mick Jagger dansant sur une scène qu’il arpente de long en large. Les riffs guitare sont parfaits. « Wondering » a un petit côté Led Zeppelin pas désagréable. La ballade « Your shoulder » met une nouvelle fois en valeur le chant de Mario Guccio, mais également Thierry Plas qui nous offre un beau solo. Douceur et mélancolie priment. « Hearing the rain » allie refrains pop avec des couplets bien plus intéressants par l’intimité qui s’en dégage. Enfin, « Roaming with ghosts » termine langoureusement ce nouvel album. La voix s’étire sur les arpèges du piano de Hervé Borbé. La guitare traîne ses notes caressantes.
Il y a bien longtemps que Machiavel ne fait plus le rock progressif qui le fit connaître dans les seventies. Dommage diront certains, tant mieux selon d’autres. A chacun son opinion. Cependant, le résultat de ce nouvel album semble plutôt moyen. On regrettera qu’un certain côté trop pop prennent souvent le dessus, principalement sur le premier tiers de l’opus.
Pays: BE
Black Coffee BC0415 / Bang!
Sortie: 2005/01/31
