FREQUENCY DRIFT – Last
Après Sanguine Hum voilà le retour d’un autre de mes groupes favoris, avec ce combo allemand développant un rock-progressif qui introduit souvent du néo-classique et un chant de haut-vol. Concernant ce dernier, on constate un changement régulier pour la ou les chanteuses, avec cette fois Melanie Mau seule au chant. Même constat pour les musiciens, car le line-up a toujours évolué gardant seulement Andreas Hack (claviers, guitare, thérémine et concepteur du groupe) et Wolfgang Ostermann (batterie), en tant que seuls membres des premiers pas du groupe. Pour le reste on a Nerissa Schwarz (harpe et méllotron), Martin Schnella (guitares) et Rainer Wolf (basse). Notons d’ailleurs que certains noms font référence à d’autres groupes connus comme Flaming Row.
Sur ce on démarre l’écoute de la galette, avec quelque chose de plutôt lourd et métallique où, un chant féminin de velours vient trancher et apaiser la dureté des premières notes. Lorsque la musique s’ouvre et s’étoffe, on retrouve d’emblée la marque de fabrique du groupe, un progressif proche des Mostly Autumn ou White Willow. Une nouvelle fois une orchestration maitrisée accompagne encore ici un chant envoutant, qui emporte rapidement l’auditeur vers un univers où, s’entrecroisent émotion et sens artistique. Voilà donc une première plage plutôt complexe qui plante parfaitement le décor, auquel nous a habitué ce groupe allemand.
On reste pour la suite sur un même tempo où, chant et chœurs féminins enveloppent un rock-progressif élaboré. Tranchant avec des passages proches du métal-progressif, la harpe, le thérémine (un des plus anciens instruments de musique électronique datant de 1919), le piano et le méllotron apportent à nouveau de beaux passages de musique néo-classique. Comme toujours le groupe allie au sein de son art, la rage et l’imaginatif sonore à l’émotion, dans un véritable tourbillon de notes bien pensées. D’ailleurs de vrais moments de douceur, nous emportent grâce au chant à l’orchestration classique, et nous rappellent la grande époque de Mike Oldfield.
Mais soyons complet car on constate encore ici une évolution, avec de nouveaux horizons sonores où, les expérimentations sont nombreuses afin d’ouvrir de nouvelles portes à l’image du très beau morceau « Shade ». Musique kaléidoscope où s’entrecroisent de nombreux courants musicaux, celle-ci s’enrichit grâce à une large panoplie d’instruments divers ! Sans cesse en recherche comme bien d’autres formations allemandes, Frequency Drift nous offre encore une fois un tout bon travail technique, pour une musique hors du temps. A redécouvrir !
Pays: DE
Gentle Art Of Music/Soulfood GAOM 043 CD
Sortie: 2016/02/19
