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ANGES GARDIENS (Les) – Once upon a time

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Voilà encore un album qui a pris son temps pour parvenir jusqu’à notre table de travail mais qui mérite quelques mots en raison de ses vertus musicales. « Once upon a time » est le premier album des Anges Gardiens, un combo français qui navigue inlassablement entre Paris, Bruxelles et le Maroc.

Actifs depuis une dizaine d’années, les Anges Gardiens réunissent Fabrice Raby (guitare et chant), Dorian Chaillou (batterie) et Driss (basse). Fabrice Raby cognait auparavant les peaux chez Ika, un combo glam rock qui avait Louis Ronan Choisy comme chanteur. Le batteur a fait ses classes dans la production musicale, en tant qu’ingénieur du son, producteur et mixeur. On peut donc lui faire confiance pour nous concocter un son aux petits oignons sur ce premier album qui met en lice une série de chansons pop et fraîches, intelligentes et dynamiques.

En effet, dès la première écoute, on se fait agréablement gifler par des guitares tapageuses et raffinées, un chant clair qui diffuse des textes pas si bêtes (ce n’est pas encore du Léo Ferré mais ce n’est pas non plus du Florent Pagny) et des mélodies joliment troussées. Les influences sont clairement revendiquées par les Anges Gardiens, qui citent un fatras d’inspirateurs comme Abba, The Clash, The Undertones, Blondie, Elvis Presley, Madness, The Rubettes, Giorgio Moroder, Sylvester, Fleetwood Mac, Bob Dylan, la Tamla Motown, Roxy Music, Bruce Springsteen, Chic ou Polnareff.

C’est vrai que tout ce petit monde se télescope agréablement dans cet album qui sait immédiatement attraper son auditoire, en racontant ses petites histoires, en proférant ses idées, en nous promenant dans ses compositions chatoyantes et futées (« Si je cours », « La sueur », « Il était une fois nos vies », « L’ange gardien », « Le fuyeur »). Le trio a tout écrit comme un grand, sauf deux reprises dont il va falloir causer. La première (« My life muzik ») vient d’un DJ appelé Félix Da Housecat. On ne connaît pas, on s’en fout. Mais la seconde réveille les consciences rock puisqu’elle n’est ni plus ni moins que « Motörhead », première chanson écrite par le groupe du même nom en 1975. Et là, on s’esbaudit devant le traitement magnifiquement hard pop donné à ce morceau de légende, rendu sous une lumière nouvelle par ces petits fripons d’Anges Gardiens. Reprendre du Motörhead, ce n’est pas à la portée de tout le monde. Il faut bénéficier de l’agrément de la communauté métallique, toujours prête à défendre l’héritage de Lemmy comme des mollahs défendraient les reliques sacrées du prophète, et à jeter l’anathème sur ceux qui viendraient à prendre à la légère le patrimoine musical de Motörhead. Mais ici, je dois admettre que les Anges Gardiens nous poussent une version de « Motörhead » étonnante, qui aborde ce titre sous un angle moins brutal mais revêtu d’une glorieuse électricité.

Les Anges Gardiens ont donc de la ressource sous leurs ailes et s’ils n’ont pas usé toute leur inspiration sur un seul premier album, ils pourraient bien créer la surprise, ne serait-ce que dans la défense d’une chanson rock française qui a besoin de retrouver du souffle.

Pays: FR
FC Metal Recordings
Sortie: 2017/10/06

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