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TESIS ARSIS – Ilusões

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Tésis Ársis nous viennent du Brésil. Originaire de Rio de Janeiro, le « groupe » sort ce premier album en septembre 2002. En fait, c’est Anderson Rodrigues (claviers et guitares) qui est entièrement maître de ce projet. Il joue d’ailleurs de tous les instruments.

Cinq morceaux composent cet album d’une durée d’un peu plus d’une heure. C’est dire si les longs développements progressifs sont de mise. Les cinq titres sont tous instrumentaux. La guitare s’y révèle mélodique avec des influences d’un certain Steve Hackett mais aussi de Mike Oldfield. Les claviers enveloppent l’ensemble et l’orgue est souvent très présent, trop même.

On aime particulièrement la guitare de « Ilusões », caressante à souhait. Par contre, on sent trop le poids de l’orgue qui rend certains passages trop lourds. Bercés par le murmure des vagues se révèlent des moments sensibles et apaisants que ne renierait pas Mike Oldfield.

L’orgue est particulièrement pesant sur « Cemitério dos Vivos ». C’est aussi le cas sur « Global » même si le rythme est bien différent et la guitare bien présente. On pense parfois au Genesis post-Gabriel. Sur « Num Tempo Só », c’est une ambiance à la Tangerine Dream qui se dévoile. Enfin, l’épique « Hale Bopp » revient aux couleurs de « Ilusões » avec un mélange de Tangerine Dream et de Mike Oldfield et un solo de guitare hackettien.

Ce premier album auto-produit de Tésis Ársis démontre les qualités de composition de Anderson Rodrigues. On regrette juste l’emploi trop fréquent de l’orgue alors que la guitare est toujours séduisante. Cet album instrumental, qui manque un peu de diversité, est fait pour les amateurs de rock progressif symphonique et mélodique.

Pays: BR
auto-production AGBR-001
Sortie: 2002/09/06

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