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JOHNNY BERLIN – Find What You Love And Let It Kill You

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Originaire de Sint Truiden, Johnny Berlin, un nom tiré d’un film de Dominic DeJoseph où se mêle l’humour et un côté sombre qui représente la vie telle qu’on nous l’impose, est un nouveau groupe belge plus que prometteur. Parmi ses influences figurent Joy Division, The Fall, Gang of Four, Interpol, Les Savy Fav, Mogwai, Morrissey, Smashing Pumkins, Sigur Ros, Nirvana et Talk Talk. Avec de telles références, il est normal qu’ils fassent de la bonne musique mais ils y ajoutent une touche électro. Sur le plan des paroles, comme dans le film, ils tentent de secouer une société assoupie dans une vie sans âme.

Le groupe comprend Paul Renner qui chante et joue de la guitare, Laurens Renner qui joue du synthé et chante, Roberto Beck, qui joue de la batterie, Tom S. Downing qui joue de la guitare lead et Pete Arrows qui joue de la basse.

Le premier titre, « Platform One », est un morceau qui comprend des effets électroniques sur un chant alterné et sur une musique post punk mêlée de new wave. Il dure un peu plus d’une minute. Le deuxième, « We Still Want Money », au rythme très rapide, combine aussi les effets spéciaux, les effets vocaux et une musique post punk assez proche de Joy Division et Interpol, avec une ligne de basse bien marquée. « JB and the Negative Skyline » secoue aussi le cocotier par sa musique percutante mais sans trop d’effets cette fois, avec une ligne de basse impressionnante. Les riffs de guitares saccadés et le rythme très rapide rendent ce morceau hypnotique dans sa partie centrale. Excellent !

« Bender Paris » est un titre mid tempo remarquable dans la mesure où il se distingue nettement du reste. Cette fois, c’est la rythmique qui est mise en valeur. « Dirty Tackles » permet de souffler un peu sur un morceau bizarre où le rythme est plus nuancé et les rebondissements fréquents. De nouveau, le chant est parfait dans un registre fort différent. Très bon plat de résistance au milieu de l’album. « Jenny C » ressemble plus à du prog mais avec des envolées très rythmées au synthé qui évoquent par moments Genesis période Peter Gabriel. « Four » est un simple qui a cartonné sur Radio Brussel et a fait connaître le groupe. C’est un excellent morceau accrocheur en diable qui fait mouche à tous les coups grâce à sa rythmique envoûtante et ses voix alternées mais la fin est très différente, plus lente et plus douce, avec des cris de mouettes.

Débutant par des bruits de fête, « Echoes » est surtout remarquable pour sa cacophonie organisée. « Upper Middle Class » est un autre rock très énergique et très rapide qui déménage et rend l’auditeur perplexe. Ces types savent tout jouer et mélangent les genres comme à plaisir mais en gardant presque toujours une personnalité propre. Brillant ! « Minus Eden » est un morceau basé sur l’alternance entre les deux chanteurs. Quant au rythme, c’est un mid tempo entrecoupé de breaks déroutants. Sur un rythme ponctué par l’électronique, « Find What You Love and Let It Kill You » insiste sur les choix à faire pour soi-même en guise de conclusion. Et tant pis si la mort s’ensuit… Après un court silence, un court titre caché acoustique termine l’album et ramène plus de sérénité.

Très bon album étonnant qui prône la prise de risque pour rendre la vie plus gaie. Post punk, prog, new wave et pop s’entremêlent et se croisent dans une folle sarabande rehaussée d’un zeste d’électronique. Le seul reproche que l’on puisse faire est que ça touche à tout et que ça manque un peu d’unité mais pour un jeune groupe, c’est un très bon début. En concert, ils doivent être terribles. A signaler particulièrement « JB and the Negative Skyline » et « Upper Middle Class ». Groupe à surveiller de très près.

Pays: BE
Kinky Star Records / Bang! KS057
Sortie: 2008/06

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