JOURNEY – Revelation
Pilier du hard FM américain, Journey cumule derrière ses bottes plus de 35 ans de présence chez les disquaires et sur les radios. La tête pensante est Neil Schon, un ancien pensionnaire de Santana au début des années 70. Puis Neal Schon décide de monter en 1973 son propre groupe Journey, à 19 ans à peine. Et cela fait 35 ans que ça dure. Evidemment, avec une carrière marathonienne comme celle-là, Journey aligne des albums classiques (essentiellement ceux des années 70 : « Journey », « Look into the future », « Next », « Infinity ».) et les classiques des classiques : « Escape » en 1981 et « Frontiers » en 1983.
Autour de Neil Schon, de nombreux musiciens ont évolué et on retient surtout les noms de Ross Valory (basse), présent dès 1973 et de retour depuis une dizaine d’années, Jonathan Caine (claviers, 28 ans de maison) ou Greg Rollie (qui venait aussi de chez Santana et qui a joué dans Journey de 1973 à 1980). Journey a creusé son sillon dans le hard FM bien mélodique, gardant toujours un œil sur le potentiomètre et l’impérialisme des guitares. C’est du grandiloquent, de l’ambitieux, du suprême servi à longueur de riffs et de solos. Les claviers se taillent aussi une petite part du lion (normal, c’est du hard FM) et le chant cultive une pompe raffinée. Justement, en parlant de chant, Journey met en lice depuis peu un nouveau chanteur du nom de Arnel Pineda un musicien d’origine asiatique recruté sur Internet (et ayant à son actif un album solo en 1999).
C’est la bonne surprise du nouvel album sorti récemment. Journey est entré en studio avec un désir de conquête évident et Pineda s’en donne à cœur joie. Les vieux musiciens qui l’entourent ont retrouvé une seconde jeunesse et tout le monde met le paquet pour faire de ce « Revelation » un excellent album, qui porte bien son nom. Journey offre un disque dynamique, emmené par un chanteur hyperactif et un Neal Schon qui redouble de virtuosité sur sa Gibson. Fulgurances électriques, rythmiques de cheval de course, solos olympiens : cet album percutant n’aura aucun mal à ravir les fans de Journey et les amateurs de hard FM classique. Je ne m’attendais pas à un travail de si bonne facture, croyant Journey au bout du voyage depuis longtemps. Mais non! Ces vieux beaux ont encore du voltage dans le pantalon et ce n’est pas pour rien qu’ils étaient là avant les hair métalleux des années 80 et qu’ils sont encore là après.
C’est surtout la première moitié du CD qui est formidable, captivant l’auditeur avec des titres comme « Never walk away », « Change for the better », « Wildest dream », « Faith in the heartland », « Where did I lose your love ». Les ballades ont tendance à se multiplier en fin de disque. Quand il y en a une, c’est sympa, quand il y en a trois de suite, les plus énervés auront tendance à trouver le temps long. Mais les écoutes successives bonifient cet album qui est un véritable coup de fouet dans la carrière d’un groupe au passé déjà assez vénérable. C’est très bien pour ces braves gens et on leur souhaite de continuer à donner des leçons de légende à tous ces petits groupes de bizuts qui prétendent chouraver la place des anciens à la première occasion.
Pays: US
Frontiers Records FR CD 376
Sortie: 2008/06/06

Hello, très bon article, mais vous avez oublié le grandissime « Steeve Perry » (pas sûr de l’orthographe du nom) Qui fut leur chanteur dans les années 80.@+++
Vous avez raison, midnnight (pourquoi 2 n?) Steve Perry (pourquoi 2 e?) a bien fait partie de Journey à partir de 1978. C’est uniquement la maladie qui l’en a fait sortir en 1996.
tout à fait d’accord pour dire que ce cd est remarquable, se bonifiant au rythme des écoutes..ne pas oublier également lexcellent chanteur Steve Auguri, présent sur les 2 précédents albums, remercié également pour cause de maladie (fait pas bon être malade chez les américains…:-)