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OVERHEAD – And We’re Not Here After All

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Le groupe finlandais Overhead avait étonné tout le monde lors de la sortie de son second album « Metaepitome«  en 2005. L’âge moyen des musiciens était alors de 25 ans. Trois ans plus tard, les revoilà. Si le précédent opus affichait clairement des influences du rock des seventies, ce nouvel album leur permet de mieux affirmer leur personnalité.

Ils débutent tout en douceur, en un duo claviers/voix. Le guitariste Jaakko Kettunen arrive tranquillement suivi par le batteur Ville Sjöblom qui caresse ses caisses. C’est une ballade nommée « A Method… » qui ouvre ce nouvel album. Le morceau finit pas exploser ce qui tendra l’atmosphère introduisant « …To The Madness », sans interruption. C’est alors que nous réalisons que nos chers Finlandais ont terriblement évolué. Les voix sont étoffées, les arrangements soignés, raffinés, terriblement captivants. Bref on se sent transportés dans un rock élaboré et très moderne au fil d’une spirale infernale.

« Time Can Stay » dévoile sa mélancolie lancinante. La mélodie nous emplit les oreilles de notes mirifiques. L’expressivité du chanteur Alex Keskitalo fait merveille, son grain de voix aussi. Les claviers de Tarmo Simonen virevoltent par moments dans un morceau qui déploie différentes couleurs harmonieusement liées. Ils y sont presque métal parfois, nous rappelant alors un Riverside. Cela permet au bassiste Janne Pylkkönen de déployer un terrible groove.

« The Sun » est un court instrumental qui permet la liaison avec la pièce maîtresse « Lost Inside ». L’ambiance se tisse lentement. Le chant alterne les passages plus graves et des envolées aiguës légèrement déchirées. On y trouve des tons qu’on a rencontré dans le dernier album de Pink Floyd. Graduellement le cadre se durcit, l’atmosphère se tend. C’est la flûte, jouée par le chanteur, qui ensuite apportera un peu de sérénité introduisant une finale qui vous flanquera des frissons.

« Entropy » nous offrira un solo de guitare affriolant de la taille de ceux qui vous font rêver. « A Captain On The Shore » termine l’opus en débutant en douceur, flûte puis chant. Ensuite cela s’envole vers des cieux aux mélodies accaparantes. L’envie de chanter avec eux vous gagnera immanquablement. Le solo du guitariste prendra des couleurs Beatles. Voilà un titre qui aurait pu être écrit par Neal Morse tant il est puissant mélodiquement.

Overhead nous offre ici une oeuvre d’une grande maturité, sans aucun doute leur album le plus abouti à ce jour. Un album qui vous soulèvera le coeur, et pas seulement si vous êtes fans de Pink Floyd ou de Riverside, c’est aussi pour tous ceux qui aiment Carptree ou Spock’s Beard. A découvrir de toute urgence !

Pays: FI
Musea FGBG 4787
Sortie: 2008/07

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