VESSELS – White fields and open devices
Les Vessels existent depuis 2005 et sont originaires de Leeds.
« White fields and open devices » est leur premier album, enregistré à Minneapolis et produit par John Congleton.
Leur son se situe entre post-rock et expérimental. Quant au groupe, il n’aura de visage pour nous qu’à travers sa pochette énigmatique de dessins de paysage de montagnes enneigées survolé par des dirigeables bombardiers et aéroplanes d’un autre âge. On pourrait résumer la musique des Vessels ainsi : le silence n’est qu’un leurre et le tonnerre n’est jamais très loin. Les morceaux démarrent comme du Yes, s’étendent sur 7 minutes, et sont articulés autour de la rythmique batterie de Tim Mitchell qui martèle une mesure légèrement décalée, avant de subir le vacarme d’un mur de son de guitares.
Dès les premiers accords du morceau d’intro « Altered beast », nous sommes dans le terrain connu et jouissif du rock expérimental tendance shoegazing dont les plates-bandes ont déjà été foulées par Slowdive, Amusement Parks on Fire, Mogwai ou, plus proche de chez nous Cecilia Eyes. « A hundred times in every direction » suit dans la même veine. « Walking through walls » tisse un univers mélancolique, sur des arpèges de guitare que ne renierait pas Durutti Column.
La deuxième partie du disque s’ouvre sur « Trois heures ». Yuki surprend avec son intro au piano et les boucles électroniques qui planent sur ce morceau contemplatif. Enfin « Wave Those Arms, Airmen » clôture l’album sur pas moins de 9 minutes avec un final étonnant où viennent s’entrechoquer batterie et rythmiques électroniques. Mais sur toute la durée de l’album, la répétition des motifs, l’enfermement dans un certain genre musical deviennent lassant. Ces cousins de Explosions in the sky et de Godspeed you Black emperor confient en interview qu’ils n’hésitent pas à échanger leurs instruments entre eux en concert. Ce sera à vérifier à l’occasion d’une tournée européenne qu’on espère prochaine.
Pays: GB
Cuck 4CDP
Sortie: 2008/09/29
