CD/DVDChroniques

GREAT MOUNTAIN FIRE – Canopy

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

lls sont 5, se connaissent pour la plupart depuis l’école primaire. Dès l’âge d’onze ans, ils débutent la musique. Alexis Den Doncker (basse), Tommy Onraedt (claviers) et Antoine Bonan (guitares) apprennent les grandes lignes de l’écriture et de la compo auprès du papa de Morgan Vigilante (batterie). La dernière roue, si on peut dire, de la charrette, et quelle belle charrette, Thomas de Hemptinne (chant et guitare) les rejoindra plus tard. Durant quelques années, les teenagers enchaînent les concerts sous le patronyme de Nestor sans pour autant jamais sortir d’album. Petite touche particulière : malgré un chanteur leader, ils chantent tous.

En septembre 2010, c’est sous le pseudonyme de Great Mountain Fire qu’ils assurent la première partie de Ghinzu au Botanique. Dès cet instant, leur carrière connaît un virage assez important puisque Jean Waterlot, le chanteur de Montevideo, les prend sous sa coupe afin d’assurer la production de leur premier opus « Canopy ». Canopy, canopée en français signifie la vie, faune ou flore, qui existe à la cime des arbres de la forêt tropicale. Le tigre de la pochette semble nous intimer l’ordre d’écouter le premier album de Great Mountain Fire qui, comme son nom et son label l’indiquent, n’est pas un groupe de folk. « Canopy » délivre onze titres d’un rock indie, bigarré et entraînant comme c’est pas possible. « Canopy » déborde de mélodies accrocheuses et de guitares pleines de légèreté.

Le label de Cocoon et Hey Hey My My – qui signe finalement très peu d’artistes – ne s’y est pas trompé en découvrant ce combo originaire de Bruxelles. Niveau scène, les Belges connaissent : Dour, Nuits Botanique… Niveau sens de la mélodie : ils sont belges donc ça ne pose pas de problème. Et puis, c’est un pilier du son qui est derrière les manettes, Jean Waterlot, qui a mené bataille pour donner du corps à ce bon disque. Car « Canopy », je rectifie, est un très bon disque. Il réunit avec une énergie communicative et un savoir-faire certes référencé des morceaux dansants à la Rapture, « If A Kid », « Breakfast », « Late Lights », des titres à la fougue indie, encore plus dynamique comme « Crooked Head », des ballades pop bien menées comme « It’s Alright », l’étourdissant « Antiparos ». « Canopy » aurait très bien pu sortir en été pour animer les soirées, mais on trouvera bien une idée ou deux pour le savourer en automne. Sur les onze chansons de cette petite merveille musicale, à peu près tout se siffle. Et pourtant, des chansons qui se sifflent ce n’est pas facile à mettre en chantier. Ici il s’agit d’une parfaite réussite. Nous pouvons les saluer chapeau bas, ces artistes avec un grand A.

« Cinderella » est résolument pop, une pop aux allures d’un Franz Ferdinand, à la précision d’un Metronomy, aux effets électriques d’un Dead 60 ‘s. Inspirés des plus grands tels Interpol, Radiohead ou Pink Floyd. Ils veulent jouer dans la cour des grands en proposant une pop-rock dérivant vers les contrées du post-punk, du disco voire même du minimalisme. En ressortent une réelle identité et une grande efficacité. Alors la pop des Great Mountain Fire a décidément tout pour plaire, et c’est ce qu’on leur demande.

Le soleil se lève sur une belle plage d’été avec « Crooked Head », morceau à forte consonance Vampire Weekend. Le soleil commence à se coucher avec « If a Kid » et sa basse ample, son rythme haché qui fait danser, doucement, en prenant le temps de profiter des derniers rayons lumineux de la journée. « Breakfast «  est résolument magnifique avec ses chœurs efficaces et accrocheurs. « It’s Alright » est une invitation au calme et au repos, j’adore. Le morceau « Canopy « , titre éponyme de ce bel opus, rend un sérieux hommage à Pink Floyd. « Late Lights » est un morceau dansant au refrain accrocheur qui respire la joie et le bonheur. « Cinderella » vous invite immédiatement à la danse. Dans « Rrose Selavy », l’entrée en matière est faite avec un son de synthétiseur très accrocheur, le teint de voix y est parfait. « Swans » revient tout en douceur avec une mélodie simple et efficace. « A Gipsy Father », encore une chouette petite ballade bien construite musicalement. « Antiparos » termine merveilleusement tout en douceur et calme, cet opus des plus réussis.

« Canopy » déborde de mélodies accrocheuses et de guitares pleines de légèreté. On se sent insouciant et étourdit à l’écoute de Great Mountain Fire. J’ai eu l’occasion de les voir en version acoustique aux Nuits Botanique et c’était divin. Ils remettent cela au Cirque Royal le 22 décembre 2012 pour la présentation acoustique de « The Unplugged Version Of Canopy », nouvel opus à sortir fin de l’année 2012. Encore un très bon moment à savourer.

Liste des morceaux :

  1. Crooked Head
  2. If a Kid
  3. Breakfast
  4. It’s Alright
  5. Canopy
  6. Late Lights
  7. Cinderella
  8. Rose Selavy
  9. Swans
  10. A Gipsy Father
  11. Antiparos

Pays: BE
Konijn Music / Pias
Sortie: 2011

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.