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VERHEYEN BAND, Carl (The) – Live in L.A.

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Originaire de Pasadena en Californie, le guitariste Carl Verheyen a débuté très jeune l’apprentissage de la guitare. Sa passion et ses capacités l’ont conduit à traverser les Etats-Unis pour poursuivre ses études et intégrer le célèbre « Berklee College of Music » de Boston et l’ « Université du Massachussets » à Amherst.

A son retour en Californie, il fonde sa première formation qui comprend le bassiste John Patitucci, futur Chick Corea’s Electrik Band, et le batteur Chad Wackerman, que l’on retrouve également derrière Frank Zappa et Allan Holdsworth.

Sa carrière s’emballe alors rapidement et, à partir du début des années 1980, ses engagements se succèdent et le font travailler avec de nombreux artistes de genres et d’horizons différents. Ainsi on le retrouve, par exemple, avec Little Richard, les claviéristes Dan Siegel et Dave Benoit, le trompettiste Ric Braun, les saxophonistes et flûtistes Richard Elliot, Joe Farrell et Ronnie Laws, les bassistes Stanley Clarke et Steve Bailey, les guitaristes Robben Ford et Glenn Frey, les vocalistes Carl Anderson, Cher et Dolly Parton, et même les Bee Gees. En prime, en 1985, il rejoint Supertramp, devenu la « machine à sous » de Rick Davies, après l’éviction de Roger Hodgson, et l’intégrera plus tardivement (en 1996).

En 1988, dans la foulée de Supertramp, sort son premier album solo, « No Borders », favorablement accueilli par la critique. Son second, « Garage Sale », ne paraîtra qu’en 1994.

Entre-temps, outre ses activités habituelles, il composera et enregistrera pour le cinéma et la télévision, travaillera comme producteur, enseignera et recevra quelques honneurs, dont le titre de « Meilleur guitariste de studio pour 1996 », décerné via le magazine « Guitar Player ».

Pour son septième album, enregistré en « Live », on retrouve les musiciens ci-dessous :

  • Carl Verheyen : Guitares & Vocaux
  • Cliff Hugo : Basse & Choeurs
  • Bernie Dresel : Batterie & Chœurs
    +

  • Jim Cox : Orgue

Ses trois accompagnateurs sont, comme lui, de véritables « rats de studios » et ont une longue expérience de la route.

Ainsi, à travers le temps, Cliff Hugo a régulièrement côtoyé Carl Verheyen, avec, plus précisément, Ric Braun, Richard Elliot et Supertramp. Bernie Dresel est un fidèle de l’ex-Stray Cats Brian Setzer et l’ex-Police Andy Summer. Jim Cox n’en finit pas d’accompagner les plus grands, dont Barbara Streisand, Elton John, Albert Lee, Barry Manilow, Roy Orbison, Mark Knopfler, Aaron Neville, Ringo Starr, … Avec une telle équipe de professionnels aguerris, l’appui ne pouvait être qu’admirable.

Cet album voyage dans un style « Blues-Rock-Jazz » mélodique et équilibré. En voici les titres (63’41) :

  1. « Down Like Hail » (5’21) (Carl Verheyen)
  2. « Slingshot » (7’33) (Carl Verheyen)
  3. « Revival Downs » (5’23) (Cliff Hugo/Carl Verheyen)
  4. « No Walkin’ Blues » (6’07) (Carl Verheyen)
  5. « Highland Shuffle » (6’15) (Randy Cobb/Carl Verheyen)
  6. « Maggie’s Ladder » (5’39) (Carl Verheyen)
  7. « Diamonds » (10’22) (Carl Verheyen)
  8. « Place For Me » (5’38) (Carl Verheyen)
  9. « Rumor Mill » (6’54) (Carl Verheyen)
  10. « Wasted Blues » (4’26) (Carl Verheyen)

Provenant, dans leur version originale, de :

  • « No Borders » (1988) : 5
  • « Slang Justice » (1995) : 1
  • « Slingshot » (1998) : 2, 4, 7
  • « Atlas Overhead » (2000) : 3, 10
  • « Six » (2003) : 6, 8, 9

Seul son second album, « Garage Sale », publié en 1994, n’est pas représenté.

L’album démarre au quart de tour par « Down Like Hail », une bonne composition au rythme répétitif, marqué par une succession de solos bien foutus, intercalés entre les parties chantées. Sa voix, sans être désagréable, ne recèle pas de grandes possibilités et constituera, à mon sens, tout au long de l’album, la plus grande faiblesse.

Après une longue introduction en « slide », « Slingshot », moins marquant, alterne à nouveau chant et solos de guitares. La basse et la batterie s’y révèlent très présentes, tout comme dans « Revival Downs », plus percutant, et marqué par un flamboyant solo de guitare.

« No Walkin’ Blues » est un Blues sautillant, interprété à la guitare acoustique dans sa plus grande partie jusqu’au mirifique solo électrique final, ponctué d’un long et splendide solo de basse et appuyé par un batteur au touché court, sec et efficace. Fantastique !

« Highland Shuffle » et « Maggie’s Ladder », sans vocaux, permettent donc à Carl Verheyen de se consacrer exclusivement à son instrument de prédilection. Ces deux pièces progressent sur une trame de base soutenue par un duo rythmique impressionnant et évoluent de solos en solos. Le premier rappelle agréablement l’ambiance de l’excellent album « Bayshore Road » de Peppino D’Agostino & Steff Burns, commenté sur ce site.

« Diamonds » démarre comme un « Blues » plutôt classique, se poursuit dans un cheminement plus « Jazzy », avec des solos de guitare devenant, au fur et à mesure, un peu longuets et lassants. La basse y est performante et bien en avant.

Pour les trois derniers morceaux, l’organiste Jim Cox apporte un plus indiscutable, tant par d’opportuns solos que par sa couverture de l’ensemble.

« Place for Me » se révèle directement accrocheur avec une mélodie agréable, des solos de guitare et d’orgue sans réelle folie mais bien foutus, et des chœurs dans la tradition de la « Musique Noire » américaine.

Dans sa première partie surtout, la construction, le chant et la guitare de « Rumor Mill » rappellent beaucoup Jimi Hendrix. Les splendides interventions à l’orgue dévient, par la suite, vers un registre plus spécifiquement « Blues », dans lequel verse totalement « Wasted Blues », une pièce plutôt banale mais impeccablement interprétée.

En résumé, ce « Live in L.A. » est l’album d’un guitariste expérimenté et surdoué, au jeu toujours propre et élégant, sans exhibitionnisme de mauvais aloi, jamais emphatique. Sa section rythmique mérite, à elle seule, une attention particulière tant son originalité, son dynamisme, sa technique et sa mise en place éblouissent. Le talent du claviériste est du même cru. A mon sens, les seules réserves se situent au niveau du chant et dans certaines compositions moins attrayantes.

Pays: US
Provogue Records PRD 7159 2
Sortie: 2005/06/13

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