KVAZAR – A Giant’s Lullaby
Le groupe norvégien Kvazar a été fondé en 1997. C’est un trio composé de deux claviéristes et d’un batteur. Leur premier album, ils l’ont sorti en 2001 chez Musea. « A Giant’s Lullaby » est le second. Le groupe est formé de Andre Jensen Deaya (claviers, chant), Ronny Borge (claviers) et Kim A. Lieberknecht (batterie). Deux autres musiciens se sont joints aux sessions : Jon Erik Gretland (guitare) et Christian Torp (basse). En invités, Trude Bergli au chant (pour un seul titre), Tom Roger à la flûte et Odd Andre au sax.
La musique de Kvazar est un rock progressif influencé par Pink Floyd dans lequel on trouve pas mal d’éléments psychédéliques. Les vocaux se font parfois étranges et sombres ressemblant à une chorale religieuse gothique. Un bel exemple est « Flight of shamash ». Un autre exemple bien floydien est « Timerun » ou « Spirit of time », c’est selon puisqu’il est référencé différemment dans le livret et sur le dos du boîtier. C’est aussi un des sommets de cet album. Le sax de Odd Andre nous y fera frémir. Le chant aussi d’ailleurs.
A d’autres moments, c’est presqu’un folk-rock qui s’offre à nous. « Choir of life » prend ainsi des tons celtiques, sans doute devrait-on dire viking… L’apport de la mandoline et du violon n’y sont pas pour rien. Ajoutez à cela une douze cordes acoustique et vous plantez le décor.
Parfois aussi, ils s’aventurent sur des terrains plus jazzy. C’est la cas de « Dreams of butterflies » qui alternent entre progressif et jazz-rock. Seul le chant séduit moins. C’est sans doute dû à son timbre particulier. Puis, il y a ce fabuleux « Desert blues » arabisant avec un sax à la Van der Graaf Generator. Superbe!
Pour « Sometimes » et « A Giant’s Lullaby », on pense à nouveau à Van der Graaf Generator mais aussi aux belges de Mad Curry pour ceux qui s’en souviennent (vachement loin çà!). La présence quasi constante du sax et la manière dont il est utilisé n’y sont pas pour rien.
Bref, cet album des norvégiens de Kvazar est marqué par les influences de Pink Floyd et du psychédélique, parfois aussi de Blackmore’s Night et du celtique, avec des passages de jazz-rock surtout sur la deuxième partie de l’opus. Voilà un mélange dont le résultat est plutôt flatteur. De plus, la qualité d’ensemble grimpe au fil de l’écoute avec une seconde moitié de CD bien plus forte que la première.
Pays: NO
Musea FGBG 4476.AR
Sortie: 2005/06
