UNSANE – Visqueen
Né à New York à la fin des eighties, Unsane est un power trio de heavy noise rock très apprécié dans le genre. Il comprend un chanteur / guitariste, un chanteur / bassiste et un batteur. Ses nombreux concerts lui valent un noyau important de fans. Il en est à son huitième album studio. Sa musique rappelle des groupes comme Helmet, The Melvins ou Slayer.
« Against The Grain » démarre en douceur mais très vite on se rend compte du genre pratiqué par le groupe. Vincent Signorelli (Swans, Foetus) martèle sa batterie comme s’il voulait s’en débarrasser et le chant ressemble à celui que l’on entend le plus souvent dans le black metal. Pour ceux qui aiment, c’est canon. « Last Man Standing » est une suite ininterrompue de borborygmes plus puissants les uns que les autres bien soutenus par une rythmique performante.
« This Stops At The River », en accélération permanente, frôle le hardcore, avec une voix toujours aussi puissante. Quel organe, ce Charles Spencer ! « Only Pain » est aussi un titre heavy où on entend davantage la guitare du seul membre fondateur restant. Ses riffs agressifs impriment un rythme relayé par la basse de Dave Curran et la batterie, toujours aussi puissante. « No One » hausse le rythme et permet au chanteur de prouver une fois de plus la puissance de sa voix.
« Windshield » est un peu plus doux (très peu) mais illustre bien la variété des morceaux apparemment fort semblables à la première écoute. Ici, c’est le bassiste qui se surpasse. « Shooting Clay » embraye avec un noise rock bien heavy comme les aiment les fans de ce genre de musique. Il s’arrête brutalement pour faire place à « Line On The Wall », un morceau assez saccadé dominé par le jeu de guitare. La voix du chanteur glace le sang pour mieux séduire.
« Disdain » est plus rapide et fait la part belle à la guitare. Comme toujours, le batteur cartonne et prouve lui aussi sa grande puissance en frappant ses fûts mais en imprimant un rythme syncopé, cette fois. « Eat Crow » part sur les chapeaux de roue et maintient le rythme pour mieux convaincre. Enfin, le très long « East Broadway » démarre sur un rythme lent martelé par Vinnie Signorelli, toujours aussi motivé. La guitare et la basse lui donnent une réplique adaptée qui confirment le caractère hypnotique de ce morceau instrumental où on entend des bruits de conversation dans le lointain vers la fin.
Dans le genre noise rock, c’est un bon album qui plaira aux fans du groupe et à ceux de Helmet et Slayer mais probablement pas à ceux de Scritti Politti. Il en faut pour tous les goûts.
Pays: US
Ipecac / Bang! IPC 85
Sortie: 2007/03/12
