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McAULEY, Jackie – Jackie McAuley

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Jackie McAuley a été un des membres fondateurs du légendaire groupe irlandais Them au sein duquel il y avait un certain Van Morrison. Il fonde ensuite le duo Trader Horne avec la première chanteuse de Fairport Convention, Judy Dyble. Ensemble, ils sortent l’album « Morning Way«  en 1970. Dyble décide d’arrêter pour cause de mariage. McAuley continue un peu avec Saffron Summerfield, mais met rapidement fin au duo.

C’est alors que Jackie McAuley décide de réaliser son premier album solo. Il s’entoure de musiciens de jazz. C’est ainsi qu’on trouve à ses côtés Mike McNaught, Tony Roberts et Mike Travis qui jouent dans le groupe du trompettiste renommé Henry Lowther. Lowther, qui a accompagné des gens comme Manfred Mann et John Mayall dans les sixties, et était à Woodstock avec le Keef Hartley Band, est également présent. Il y a aussi le flûtiste Tony Roberts qui a joué avec Alexis Korner. A la basse, on trouve Roy Babbington, lequel joue alors avec Ian Carr.

A l’écoute de cette réédition, entièrement remasterisée pour l’occasion, on se rend compte du potentiel de certains morceaux. « Turning Green » avait tout pour faire un hit, y compris une orchestration bien d’époque. McAuley est un admirateur de Country Joe McDonald. Il le fait savoir avec sa chanson « Country Joe ». C’est aussi un admirateur de Leadbelly, Robert Johnson et Woody Guthrie. Il reprend ici « Poor Howard », un titre de Leadbelly qui distille une ambiance style Mungo Jerry.

« Cameramen, Wilson & Holmes » nous attire dans le jazz-rock progressif style Canterbury. Le côté pop n’est pas oublié. « It’s Alright » aurait lui aussi pu faire un carton dans les charts. L’instrumental acoustique « Bangerine » a des couleurs Led Zeppelin. Un régal !

Plus tard, on retrouvera McAuley en tant que guitariste de studio auprès de gens comme Jim Capaldi et Rick Wakeman. Il a aussi co-signé le hit de 1982, « Dear John », de Status Quo. Au milieu des années 80, il forme Poor Mouth avec Clive Bunker (ex-Jethro Tull), Philip Rynhart (ex-Taj Mahal) et Tommy Lundy (ex-Katmandu). Durant les vingt dernières années, il a continué régulièrement à sortir des albums.

Avec cette réédition, Esoteric Recordings nous offre deux bonus, les faces A et B du single sorti à l’époque, soit « Rocking Shoes » et « One Fine Day », deux titres qui ne figuraient pas sur l’opus. Cerise sur le gâteau, les paroles sont dans le livret (sauf celles des bonus) et la pochette vaut le détour. Cet album, impeccablement remasterisé, va vous permettre de découvrir un guitariste, claviériste et chanteur qui a notamment fondé le légendaire Them, ce qui n’est pas rien. Ce disque aura sans nul doute une belle place à tenir dans votre discothèque.

Pays: IA
Esoteric Recordings ECLEC 2110
Sortie: 2009/03/30 (réédition, original 1971)

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